Un sourire peut cacher beaucoup de choses. Il peut cacher une nuit sans sommeil, une angoisse permanente, une fatigue immense ou cette impression de tenir uniquement parce qu’il le faut. Beaucoup de personnes sourient non pas parce qu’elles vont bien, mais parce qu’elles ont appris à ne pas inquiéter les autres.
De l’extérieur, on peut avoir l’air présentable, poli, disponible, presque normal. On peut répondre aux questions, rire au bon moment, faire son travail et donner l’impression que tout est sous contrôle. Pourtant, à l’intérieur, chaque geste peut demander un effort considérable. C’est cela qui rend certaines souffrances si invisibles.
Le sourire devient parfois une armure sociale. Il évite les explications, les regards insistants, les conseils rapides. Il permet de passer la journée sans avoir à dire que l’on est au bord des larmes ou que l’on ne sait plus comment continuer. Mais à force de cacher, on finit parfois par se sentir encore plus seul.
Nous devrions peut-être être plus prudents dans nos certitudes. Une personne qui sourit n’est pas forcément une personne qui va bien. Parfois, la plus grande preuve d’attention consiste à regarder au-delà de l’apparence, à demander vraiment et à laisser assez d’espace pour que la réponse puisse être autre chose que « ça va ».
Anthony Guérin
Coach de vie burn-out & stress