Demander de l’aide paraît simple vu de l’extérieur. Il suffirait de parler, d’envoyer un message, de dire que l’on ne va pas bien. Mais pour beaucoup de personnes, c’est l’une des choses les plus difficiles à faire, surtout lorsqu’elles sont épuisées depuis longtemps.
Demander de l’aide, c’est accepter de montrer une part vulnérable de soi. C’est prendre le risque de ne pas être compris, d’être minimisé, conseillé trop vite ou jugé. C’est aussi renoncer, au moins un instant, à l’image de la personne forte qui gère tout. Pour ceux qui ont construit leur identité sur l’autonomie et la solidité, ce pas peut sembler immense.
Il y a aussi la peur de déranger. Beaucoup se disent que les autres ont déjà leurs problèmes, que ce n’est pas si grave, qu’ils devraient s’en sortir seuls. Alors ils attendent. Ils repoussent. Ils espèrent retrouver de l’énergie avant d’avoir à avouer qu’ils n’en ont plus.
Pourtant, demander de l’aide n’enlève rien à la dignité. C’est souvent un acte de lucidité. On n’a pas besoin d’avoir touché le fond pour mériter du soutien. Parfois, la première phrase, même maladroite, peut devenir le début d’un chemin où l’on cesse enfin de porter seul ce qui était devenu trop lourd.
Anthony Guérin
Coach de vie burn-out & stress