Les réseaux sociaux peuvent être inspirants, mais ils peuvent aussi devenir épuisants. À force de voir des réussites, des transformations, des voyages, des lancements, des corps parfaits, des entreprises florissantes et des vies apparemment maîtrisées, on peut finir par avoir l’impression que tout le monde avance sauf nous.
Ce sentiment est violent, surtout quand on traverse une période de fatigue, de doute ou de reconstruction. On compare alors notre intérieur chaotique avec la vitrine parfaitement organisée des autres. On oublie que ce que l’on voit est souvent sélectionné, filtré, travaillé, parfois exagéré. On oublie que derrière certaines publications, il y a aussi des peurs, des échecs, des dettes, des nuits blanches et des moments de solitude.
Le problème n’est pas que les gens partagent leurs réussites. Le problème est de croire que ces réussites racontent toute la vérité. Quand on est fragilisé, l’exposition permanente à ces images peut renforcer la culpabilité, l’urgence et le sentiment d’être en retard dans sa propre vie.
Il est parfois nécessaire de reprendre de la distance. Non pas par rejet des réseaux, mais par protection de soi. Votre vie n’a pas à ressembler à un tableau de bord public. Votre rythme n’a pas à suivre celui d’un algorithme. Le fait d’avancer plus lentement ne signifie pas que vous êtes en train d’échouer.
Anthony Guérin
Coach de vie burn-out & stress