Nous avons souvent appris à tenir, à rationaliser, à minimiser et à continuer. Mais le corps, lui, ne triche pas longtemps. Avant même que nous ayons les mots pour dire que nous allons mal, il envoie des signaux. Des tensions, des douleurs, des insomnies, une boule au ventre, une respiration courte, des migraines, des troubles digestifs ou cette fatigue étrange qui ne ressemble pas à la fatigue habituelle.
Le corps devient parfois le messager de ce que nous refusons d’écouter. Il parle quand nous avons trop serré les dents, quand nous avons trop accepté, trop encaissé, trop fait semblant. Il ne cherche pas à nous trahir. Il essaie souvent de nous protéger, même si le message arrive sous une forme inconfortable.
Beaucoup de personnes attendent que le signal soit violent pour le prendre au sérieux. Elles consultent seulement quand elles ne peuvent plus dormir, plus travailler, plus respirer normalement ou plus se lever. Pourtant, le corps avait souvent murmuré bien avant de crier. Le problème, c’est que nous sommes devenus très forts pour ignorer les murmures.
Écouter son corps n’est pas un luxe ni une faiblesse. C’est une forme d’intelligence. C’est reconnaître que nous ne sommes pas seulement un mental qui décide et un agenda qui impose. Nous sommes aussi un corps qui ressent, qui absorbe, qui supporte et qui finit par dire stop quand nous ne savons plus le faire.
Anthony Guérin
Coach de vie burn-out & stress